Arriola n’a pas fini de charmer et de déstabiliser. Il est de retour avec Tout est à sa place (2017), un simple à saveur électro-pop philosophique. Tout d’abord aux commandes du projet anglophone Checkpoint Charlie aux côtés du guitariste Philippe Lemire (Dance Laury Dance, ARIEL), Martin Arriola se lance en solo en 2011 avec un premier mini-album rock axé sur les guitares. Nourri par une année de réflexion et de création à Paris, où il compléta son doctorat en philosophie, cette aventure le mena notamment jusqu’au Festival Vue sur la relève et au FestiVoix de Trois-Rivières en 2013.

C’est alors que le Nightlife Magazine le classe parmi les « 5 artistes à découvrir » et qu’on souligne à la fois la qualité des harmonies vocales, les « textes philosophiques assumés » (Camuz) et un « charisme ambiant de la même famille que Jérome Minière » (MAtv). Un second maxi voit le jour à l’été 2014 et à partir de ce moment, un nouveau cycle de compositions débute. Alimenté par une collaboration étroite avec Jonathan Gagné (Propofol, ARIEL) à la réalisation, une migration du rock vers l’électro-pop s’est opérée. C’est ainsi qu’est né En Haut (2015), un mini-album mixé par Ryan Battistuzzi (Malajube, Bernhari) et édité par Musjo Music (Mustapha Terki et Jonathan Gagné).

Une rumeur favorable précédait déjà le lancement grâce à l’audacieux vidéoclip réalisé pour la chanson-titre par Sylvio Arriola. Dès sa sortie, l’album se retrouve parmi les coups de cœur de Jean-Marc Ravatel (Catherine et Laurent). On parle alors d’une « électro pop pesante, doublée d’une jolie voix » (Feu à volonté) et d’un album à la fois lumineux et sombre dont « les mélodies respirent pour notre plus grand plaisir » (Poste d’écoute). La chanson Le Virage entre ensuite en rotation dans plus de 60 radios à travers le Québec, le Nouveau-Brunswick et l'Ontario et se hisse à la troisième position du palmarès francophone de CIBL 101,5. Le vidéoclip de la chanson, réalisé par la même équipe, se retrouve alors sur les ondes de Musique Plus et est classé parmi les 10 plus beaux clips québécois d'avril 2016 selon tonbarbier.

Trois nouveaux simples sont prévus pour 2017. Le premier, intitulé Tout est à sa place, est une chanson inspirée et raffinée à saveur électro-pop soutenue par une instrumentation qui met de l’avant le piano, l'orgue et les synthétiseurs (Charles-Emmanuel L'Espérance et Jonathan Gagné). Arriola s'est entouré ici de l'ingénieur de son Pascal Shefteshy qui a mixé la chanson (Ariane Moffatt, Alex Nevsky, Alfa Rococo, Coeur de pirate, Peter Peter, etc.) et, au mastering, Matt Colton, de Londres, qui a aussi masterisé les albums de Coldplay, Peter Gabriel, James Blake, Muse et plusieurs autres.

En trio sur scène, la voix et la guitare d'Arriola s'harmonisent aux synthétiseurs et aux voix de Marie-Anne Arsenault (Mara Tremblay, Caféïne, ARIEL) et de Charles-Emmanuel L'Espérance (Noem, Fragile Fantôme), un univers où la chanson côtoie la pop, les histoires philosophiques et les chutes complètement électroniques.